samedi 8 mars 2008

Que serais-je sans toi?


Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

J'ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j'ai vu désormais le monde à ta façon
J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines
Comme au passant qui chante on reprend sa chanson
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne
Qu'il fait jour à midi qu'un ciel peut être bleu
Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne
Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne
Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux
Tu m'as pris par la main comme un amant heureux

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes
N'est-ce pas un sanglot de la déconvenue
Une corde brisée aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis que le bonheur existe
Ailleurs que dans le rêve ailleurs que dans les nues
Terre terre voici ses rades inconnues

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement


Musique : Jean FERRAT
Paroles : Louis ARAGON

mercredi 5 mars 2008

Dame blanche

Encore une fois, on va croire que je fais dans le déprimant... Mais pas du tout!!! Moi ça me fait plutôt penser à un pays tout blanc, plein de fantasy, de mystère, de chevaliers, de complots dynastiques et de magiciennes centenaires...
Hum... ça n'engage que moi!

(La photo représente Nenya, l'un des trois anneaux de pouvoir remis aux Elfes par Sauron, et que garda Galadriel).


Une enfant était née, rose comme l’aurore
Aux cils blancs comme un éclat sur l’onde claire
Dans ses yeux se lisait le destin de l’hiver
Qui porte chaque année ses froids baisers de mort

Une fille était née, promise au trône suprême
Gouverner les âmes, aimer la terre chaude
Qui l’avait vu naître, telle était, Aude,
La glorieuse ascension qu’il fallait que tu aimes !

Une jeune fille était née, en pleurs glacials
De n’avoir pu chasser les brumes de son cœur
Fière mélancolie, dur cristal, était-elle la sœur
Des montagnes gelées aux insensibles râles ?

Une femme était née, superbe et terrifiante
Ses regards transparents étaient plus que son sceptre
Les étranges atours de son destin céleste
C’était un froid mortel dont elle était souffrante

Une reine était née, aux longs cheveux d’argent
Sur une lune brune régnait souveraine
Et cachait à son peuple ses larmes, ses peines
Et semblait à leurs yeux un merveilleux diamant

Une mère était née, sans un sourire aux lèvres
Sans tendresse en sa voix, sans chaleur à offrir
Une enfant de l’hiver aurait encore à vivre
Solitaire, engourdie, en oubliant ses rêves

Une veille femme était née, sans éclat
Comme neige fondue, ses larmes régulières
Baignait ses rides, ces glaciers froids et sévères
Son cœur était sans haine, son cœur était sans foi

Une étoile était morte en un soupir glacé
Comme on ferme une porte sur d’anciens malheurs
Un tombeau enneigé construit sur les hauteurs
Abrita sa dépouille pour l’éternité

mardi 4 mars 2008

Divagations


Je ne sais plus ce que tu as dis, j’ai trop usé tes phrases, mes souvenirs, pour qu’encore la vie y prenne.

J’ai aimé ces images imparfaites comme le vent aime l’herbe et la rend uniforme et lisse à force de l’embrasser. J’ai tant rêvé, qu’il a fallu que ma vie soit un conte de fées, que tout soleil levant soit un clairon d’argent, pur et bref, dans l’air sombre des jours d’automne… j’ai peint les feuilles tombées à terre pour qu’elles restent frêles et timides ; j’ai refait des vies à milliers comme on tricote sans fin des mailles…
Aurait-on pu vivre derrière notre décor de théâtre ? C’est le repos des sages qui mettent à terre leurs yeux, comme des billes, et les laissent errer, perdus, quand ils touchent au vrai qui suinte de nos silhouettes.

Ô tendre vie, tu m’es offerte et je t’oublie.
C’est la caresse des jours qui passent qui me reste de toi, c’est nos fusions d’un temps, nos pressions mutuelles dont ta peau est marbrée. C’est ton corps ployé comme un chêne centenaire à l’ombre duquel j’abrite des larmes que tu ne sens pas.
Si tu sentais, partirais-tu ?
Je suis le passager clandestin, l’œillet à ton veston, la musique dans tête. Je suis sans exister. J’ai niché mes espoirs dans la courbe de tes mots. Tourne notre monde où les phrases deviennent grandes et muettes comme les neiges éternelles.

Sans un frisson tu es passé. Tu es resté.

Le ciel est bleu, trop pâle pour aller bien. Il a beau avoir le cœur bien accroché, ses lèvres, parfois trop serrées pour un baiser que l’on dédaigne, sont blanches aussi. Couronné de soleil, il domine, mais c’est un amant éconduit sur terre. Saura-t-il les prières tranquilles et mouillées de larmes sereines ?
C’est un cri, c’est un chant, c’est une célébration. C’est la joie et l’espoir qui hurlent par la bouche ouverte du monde. A-t-on pu si longtemps y être sourd ?
Sous deux mains qui se frôlent passe l’éternité, sous les doigts qui s’embrassent murmure un souffle. Sous la peau du quotidien, un mot répété, de cœur en cœur, de vie en vie.

Aime moi, même si c’est vain.

La vague passe où je divague. Qui sommes-nous dans son ombre ?
Le cosmos se tait, frivole, capricieux. La voie lactée sourit à nos exigences de sens ; elle nous berce du bruit des planètes comme on prend dans ses bras un enfant qui demande : « pourquoi ? ».

lundi 3 mars 2008

Jonathan STRANGE & Mr NORRELL by Susanna Clarke



Un bouquin que je ne peux que vous encourager à lire, même si certains ont une préférence pour les manuels indigestes d'histoire ou d'économie (faute avouée est à moitié pardonnée...!!). Il s'agit en fait d'une trilogie, publiée depuis déjà 2004 en Angleterre, et qui est sortie l'année dernière en France.

Quelques réminiscences de mes coups de coeur livresques d'avant la prépa? Peut être... Un livre de/sur la magie (vous apprendrez la différence en feuilletant ce gros bouquin noir (ou blanc ou rouge, trois éditions sont possibles!)), mais surtout, un livre élégant, qui a la classe d'un gentleman Anglais du début du XIXe siècle, la tenue sophistiquée et distinguée d'une lady de l'époque... Un livre "fantastique", si l'on veut, sans pour autant qu'on ait à souffrir le spectacle d'un bataillon de sorcières vous explosant au visage toutes les 10 pages, ni la confrontation fort déplaisante avec multitude de trolls, lutins, elfes,..., ni un voyage infernal et perpétuel à travers portes dimensionnelles, couloirs temporels, etc... Non que ces attributs typiques de la fantasy ou de la SF m'irritent (sinon je ne lirais pas ce type de livres, et je ne vous conseille pas à ceux pour lesquels c'est le cas de s'y mettre), seulement je pense que la tendance à la surenchère est un risque réel pour la fantasy moderne. Les clichés existent aussi au pays des garçons de ferme qui deviennent chevaliers, ou rois, des magiciens confrontés à un fléau maléfique qui menace le monde, et des animaux légendaires...

En clair, Jonathan Strange & Mr Norrel est un livre plein de sobriété et d'élégance, et qui sort de la masse des pseudo-peplums fantastico-aventuro-fictionnesques, sans pour autant renoncer au mystère, à une atmosphère exceptionnellement bien rendue, à un arrière plan "historique" hum... un peu pimenté (pour ceux qui apprécient que l'auteur(e) cherche à créer un monde à part entière, cohérent et sens artificialité (pensons au Silmarillion par exemple), voir l'usage particulièrement intéressant fait des notes en bas de pages => des mythes, des histoires, des légendes qui se superposent au récit principal pour lui donner une profondeur sensible, sans tomber dans la juxtaposition). Je vous avoue ne pas avoir encore achevé cet ouvrage (presque 850 pages, ça se mérite! (les trois volumes de la trilogie sont réunis en un seul dans la version française)), mais être déjà convaincue au point que vous ayez à subir cet éloge...
Ca faisait en tous cas bien (trop) longtemps que je ne m'étais pas sentie tellement accrochée par un bouquin!


Quelques avant-goûts, pour ceux se sentent l'âme d'un(e) magicien(ne) en herbe :

1806: dans une Angleterre usée par les guerres napoléoniennes, un magicien à la mode ancienne, un certain Mr Norrel, offre ses services pour empêcher l'avance de la flotte française. En quelques tours, il redonne l'avantage aux Anglais. Norrell devient la coqueluche du pays.
Voguant sur sa gloire, il fait la connaissance d'un jeune et brillant magicien qu'il prend sous son aile, Jonathan Strange. Ensemble, les deux hommes vont éblouir l'Angleterre par leurs prouesses. Jusqu'à ce que l'audacieux Strange, attiré par les aspects les plus sombres de la magie, provoque la colère de Mr Norrell.
L'association tourne à la rivalité, causant bientôt des ravages insoupçonnables...


Volume I : Mr Norrell
Il ne parlait presque jamais magie et, quand il s'y risquait, c'était comme une leçon d'histoire et personne ne pouvait supporter de l'écouter.

Volume II : Jonathan Strange
"Un magicien peut-il tuer un homme avec sa magie?" demanda Lord Wellington à Strange.
Strange fronça le sourcil. La question ne lui plaisait guère. "J'imagine qu'un magicien le pourrait, reconnut-il, un gentleman jamais."

Volume III: John Uskglass
"Mr Norrel de Hanover-Square soutient que tout ce qui venait de John Uskglass devait être chassé de la magie moderne, comme on chasserait les mites et la poussière d'une vielle redingote. Que croit-il qu'il lui resterait? Si vous vous débarrassez de John Uskglass, vous n'étreindrez plus que du vide."
Jonathan Strange, prologue de L'Histoire et la Pratique de la magie anglaise, John Murray éditeur, Londres, 1816.


Si nos amours d'antan se sont barrées

(pas la peine de chercher des alexandrins à tous les vers, vous vous emmêleriez les pieds (sans jeu de mots!!). Honneur au vers libre, pour une fois...).


Si nos amours d’antan se sont barrées
Que reste-t-il, dis moi, des heures passées ?


Nous étions gais et beaux, nous avions le cœur en fête
Et nos sourires noyaient le monde dans un baiser.
C’était la moire d’un soir doré sous nos fenêtres
Comme la main des dieux sur nos bonnes fées.

Nos rires avaient la couleur d’une onde qui fuit
Douce et vive, sous les brumes et les tristesses.
Sur nos peaux se mêlaient les parfums de ces nuits
Folles et brûlantes, aux foules en liesse.

Nous étions jeunes et confiants, sans crainte au cœur,
Aimant chaque jour pour les heures qu’il nous donnait.
Nous avions l’insouciance des saules pleureurs
Battus par les vents mais qui toujours pleuraient.

Qui aurait pu tarir ces rêves et cet amour ?
C’était folie que d’être triste autour de nous.
Les cours de nos destins mêlés au point du jour
Formaient notre harmonie dans l’harmonie du tout.


Si nos amours d’antan se sont barrées
Que reste-t-il, dis moi, des heures passées ?


Est-ce nos lèvres qui un temps se sont fait froides ?
Tes yeux avaient toujours le délavé d’un ciel pâli
Et la tendresse du blanc des voiles sur la rade.
Tes doigts étaient toujours les mots doux de ma vie.

Nous étions gais et beaux, je le savais.
Tu le savais, j’en étais sûre ; c’est la lumière
De ta peau d’or sous les couchants qui le disait,
Le parfum mâle de ta peau sous les draps clairs.

A tes regards je me donnais et tu aimais mes yeux;
Les cordes de la lyre qui chantait notre couple
Vibraient, éphémères, aux promesses que nous deux
Formions, comme deux âmes s’accouplent.

Etait-ce la joie qui rendait tes doigts tremblants ?
Nos rires avaient la couleur d’une onde qui fuit
Faillait-il que tes mains me fuient autant ?
Que mes regards se détournent d’un corps ami ?


Si nos amours d’antan se sont barrées
Que reste-t-il, dis moi, des heures passées ?


Nous étions la jeunesse et la passion pure
Et nous avions la fougue des amants qui s’étreignent,
Pourtant les jours d’amour dont brillait notre azur
S’étiraient, vacillants, comme les flammes qui s’éteignent.

Un jour comme au réveil nos cœurs se sont fermés;
Tu as repris ta main et j’ai repris la mienne.
Nous sommes restés là, ensemble et séparés
(La lune et le soleil s’ignorent bien sans haine).

Le temps a fui, délaissé par les rêves d’hier,
Il a coulé, grisâtre sous l’éclairage des ans,
Flot impotent qui traîne sans colère.
Nous étions tristes et sombres comme un dernier printemps.

L’âge, grand architecte, a tout aplani
Et ses caresses sèches ont rouillé nos miroirs.
Nous fûmes vieux, méfiants, las de nos pauvres vies
Et des mensonges creux qui fuyaient vers le soir.


Si nos amours d’antan se sont barrées…

On meurt pas forcément dans son lit!

Ca, c'est parce qu'il faut bien réviser les classiques... (et parce que je ne peux pas m'en empêcher!). Je prie pour ceux qui sont dans l'ignorance et recommande (comme bon remède contre toutes sortes de désagréments, le plus répandu ces temps-ci étant une certaine tendance obsessionnelle au fichage excessif, due sans doute à la perspective proche du c*******) un visionnage assidu et attentif de nos Tontons Flingueurs.


  • Antoine de la Foy
    Vous parlez de rêver, rêvez vous en couleur ? Antoine de la Foy, le plus respectueux, le plus ancien, le plus fidèle ami de Patricia. Je vous connais monsieur et je vous admire. Patricia vous évoque vous cite vous vante en toute occasion, vous êtes le gaucho, le santor des pampas, l'oncle légendaire ...

    Mr Fernand
    Et moi, elle ne m'a jamais parlé de vous.

    Antoine de la Foy
    Elle n'a pas eu le temps, ça ne fait rien, je ferais donc mon panégyrique moi-même, c'est parfois assez édifiant et souvent assez drôle, car il m'arrive de m'attribuer des mots qui sont en général d'Alphonse Halley et des aventures puisées dans la vie des hommes illustres.

    Mr Fernand
    Il est toujours comme ça ?

    Patricia
    Absolument pas ! C'est son côté agaçant, il faut qu'il parle ; en vérité c'est un timide. Je suis sûre que vous serez séduit quand vous le connaîtrez mieux.

    Mr Fernand
    Parce qu'en plus, Mr séduit.

    Antoine de la Foy
    Je ne séduit pas : j'envoûte ... Let me do it Jean (en parlant du Whisky).

    Jean
    Thank you sir.

    Antoine de la Foy
    Pour en revenir à vos rêves en couleur, savez vous que Borowski les attribuent au phosphore qui est contenu dans le poisson ? Moi je préfère m'en tenir à Freud, c'est plus rigolo. Qu'est ce que vous en pensez ?

    Mr Fernand
    Rien. Je ne rêve pas en couleur je ne rêve pas en noir, je ne rêve pas du tout. Je n'ai pas le temps.

(...)



  • Antoine de la Foy
    Ah j'aime ça, la thèse est osée mais comme toutes le thèses parfaitement défendable. Mais nous allons si vous le voulez bien discuter de la musique par rapport au local de l'élixir et du flacon, du contenu et du contenant.


    Mr Fernand
    Patricia, mon petit, je ne voudrais pas te paraître vieux jeu ni encore moins grossier, l'homme de la pampa, parfois rude reste toujours courtois, mais la vérité m'oblige à te le dire : ton Antoine commence à me les briser menu !

(...)


  • Raoul Wolfoni
    Mais y connaît pas Raoul ce mec ? Y va avoir un réveil pénible, j'ai voulu être diplomate à cause de vous tous, éviter que le sang coule, mais maintenant c'est fini, j'vais le travailler en férocité, l'faire marcher à coup de lattes, à ma pogne j'veux le voir ! Et vous verrez qu'il demandera pardon et au garde à vous ...

République Dominicaine


Il paraît que c'est dur d'être drôle quand on essaie de l'être (il paraît...).

De retour de Republic Dominicana, j'ai encore du sable plein mes valises et le salé de la mer sur la langue (même si les 8 heures d'avion (sans compter les deux heures d'attente au guichet d'enregistrement et le poireautage dans l'aéroport, après avoir passé les douanes) ont constitué un intervalle de temps non négligeable pour assurer la transition entre un soleil brûlant sur une mer vert opale et la grisaille et la bonne humeur (!) parisiennes).

Que reste-t-il de cette semaine qui me semble avoir été si courte, mais qui fait remonter à des années lumières les jours de ce *** CB et la sensation même de se tenir crispée sur un stylo pour noircir des pages et des pages...? Hum, à court terme, la tête dans le brouillard, légère indigestion (sans aucune surprise à vrai dire... je crois qu'on n'imagine pas toujours ce qu'on est capable d'avaler!), mal à la tête et aux oreilles. Rien de quoi faire envie. Alors un beau ciel bleu et du soleil? C'est une description bien trop banale, même si c'est vrai... Un moment d'oubli sous une chaleur aveuglante; une mer agitée, dont l'horizon, comme tracé à la serpe, blesse le ciel pâli; les palmiers qui soupirent dans le vent; les (rares) nuages qui rigolent, tout blancs...

Bien sûr, c'est sans oublier les gens. Désolé de gâcher le panorama, pas de vahinées à la peau satinée sous des guirlandes de fleurs. Pas de prince charmant au sourire tropical (...?), à l'accent chantant comme les rythmes du merengue (pour ça, faites moi confiance, si je suis en vacances mon radar ne l'est pas). Non, plutôt (il faut bien employer le mot et appeler un chat un chat) des gros (ah mais j'accepte des acceptions très variées du terme!!): de toutes les formes, de toutes les couleurs (avec, sans aucun doute, une nette préférence pour le rouge vif voire le cramoisi). N'empêche, chapeau! c'est que ça se travaille, d'être un rosbif... il faut tenir plusieurs heures à griller sur le mm côté en parvenant soit à continuer à lire (malgré la sueur qui vous coule dans les yeux et le début de torticolis qui vous guette), soit à rester allongé, comme une endive, sans rien faire (et surtout, surtout, sans se répéter : "ça y est... ça y est, là! je craaaaaaaaaaame!!"). Bref, tout un art.

Dans la famille cocktails, j'ai demandé :
1. le cocoloco arrive en tête, sans aucun suspens... => noix de coco, rhum blanc, sirop de sucre, citron verre, tout ça avec de la glace pilée.
2. la pino colada (un classique, on ne s'en lasse pas) => rhum blanc, brun, jus d'ananas et de coco.
3. pour les amateurs de sensations fortes (personnellement je n'ai pas trop accroché) : le caipirinha (principalement du rhum + citron vert + sucre).
4. puis suit toute une foule de variantes : batida de coco (sans rhum), blue coral, cuba libre...
Passée notre petite minute dégustation , je vous épargne l'inventaire des cigares!!!

Si l'on retient de tout ceci que j'ai passé une semaine à glander, fort bien, ce sera on ne peut plus juste (bien qu'un tout petit peu réducteur nan?). Les grands espaces sont propices à l'inspiration; à l'ombre des palmiers les mots coulent plus aisément sur la feuille...

"Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté."

PS : un petit lien pour ceux qui n'en auraient pas assez... http://picasaweb.google.fr/Niniellesther