
Elle passait ses mains humides sur les pétales d’une rose
Les gouttes y dessinèrent des arcs d’or
Et ça sentait si bon dans le jardin d’été
Une douce canicule étouffait les jupes pâmées sur l’osier des chaises
Une femme éleva la voix
De ses lèvres ouvertes une note pure, gémissante comme une lyre
Flotta dans l’air troublé de chaleur Des mains battaient
Un tambourin, des pieds frappaient la roche des terrasses grisesLes gouttes y dessinèrent des arcs d’or
Et ça sentait si bon dans le jardin d’été
Une douce canicule étouffait les jupes pâmées sur l’osier des chaises
Une femme éleva la voix
De ses lèvres ouvertes une note pure, gémissante comme une lyre
Flotta dans l’air troublé de chaleur Des mains battaient
Les oliviers sommeillaient sous le sable brûlant
Les rubans ocres des chairs d’Orient nous ensorcelaient
Nous respirions avec peine oppressés par cette fougue
Chaude comme les tentations de nos amours charnels
Midi assommait nos souffles de ses bourdonnements
Des rythmes langoureux brisaient dans l’air leurs corolles odorantes
Les danseuses avaient la grâce de nos déesses
Dont les bras confondus en mirages tourmentent les coeurs
Les lèvres se faisaient désireuses de boire
Tous ces corps et ces sons mêlés aux saccades de l’encens
Le sourire d’une vieille passant le seuil dans la lumière jaune
Avait la blancheur des ongles des vierges





