dimanche 24 août 2008

Dites "ouistiti"


Je ne peux pas m'empêcher de poster cette photo-là. Après presque une journée entière à récupérer à droite à gauche toutes les photos auxquelles a pu donner naissance mon appareil numérique (je n'ose vous dire combien de fois il a été papa), les inévitables souvenirs qui vous serrent un peu la gorge sont venus peupler ma chambre de fantômes souriants. Sur ces carrés de couleur pixelisés, des sourires, des fous rires, encore et encore... A croire parfois qu'on a passé la Terminale et la BL à se marrer (ce qui est faux, nan? Enfin, je crois. Euh...).

Mon projet étant d'implanter des colonies bienheureuses et fertiles de photos sur les murs de ma future chambre, je sélectionne vos plus belles grimaces, vos poses de stars et votre sublime naturel. Ça en fait, des fenêtres ouvertes sur le passé. Un joli diaporama de la vie; incomplet et irrésistible. Un petit goût de bonheur partagé.

Les gens heureux sont toujours photogéniques.

samedi 23 août 2008

Un p'tit tour et me revoilà


Bonjour, mes chers et tendres... Je reviens de loin, par-delà la frontière du Rhin, toub-tidoub!
Pour tout vous dire, la France m'a manqué. Les Français m'ont manqué. Leur vulgarité et leur incivisme m'ont manqué. L'odeur usagée de Paris m'a manqué. Les horizons désespérément plats de ma campagne m'ont manqué. Les gens et leurs éternels découragements m'ont manqué. Tout ce qui fait du bien dans l'ordinaire de la vie, quoi.

N'allez pas en déduire que tout ce que je retiens de ces longues (... longues) vacances, c'est une vague nostalgie à double sens (regret des temps parisiens et des auspices vacanciers). Au contraire! Mais bon, quand on rentre, c'est toujours le bonheur d'être de retour qui prévaut. Et puis, faut admettre que cette petite joie ne dure généralement pas longtemps; alors je la plaque avec fermeté sur l'écran de l'ordinateur avant de la voir disparaître.
La tablette de chocolat dans une main, la souris dans l'autre (mais avec quoi est-ce que je tape???), je suis prête pour la plus belle des aventures: celle du conteur...

Cette année, on peut dire qu'avec mes parents et ma soeur, on a misé gros: quatre pays d'un coup (oui, parce que si je vous dis cinq en incluant le Lichtenstein, qu'on a traversé à toute berzingue, vous allez dire que ça ne compte pas... pfff p'tits banquiers en puissance!). Et puis le pari a rapporté. C'était superbe.

Première étape: la Bavière. Des lacs d'un bleu méditerranéen sous le soleil, la ville de Lindau à l'allure méridionnale; de quoi vous faire saliver, au tout début des vacances. Et, comme d'habitude quand on franchit les frontières de notre bel hexagone, ce qui change, imperceptiblement... Une atmosphère, une ambiance; les mots étouffés des conversations (en allemand), le comportement des gens aux passages piétons. Les menus, qu'on ne lit plus, mais qu'on déchiffre avec moult suppositions fantastiquement drôles. Oui, même quand on a fait de l'allemand et qu'on n'a (par miracle?) pas tout oublié, les subtilités culinaires locales échappent souvent à nos attirails linguistiques réglés en mode "BL".

Puis Munich. On commence par le show room BMW; peut-être pas le plus typique de l'endroit, mais qui sait? Mon père a justement grommelé, sur le trajet retour d'une longueur sans faille, avec le crachouillis du moteur en arrière-fond: "Faudra quand même m'expliquer comment ça s'fait qu'en Allemagne et en Autriche on trouve autant d'Audi et de BM, et qu'en France on voit que des...". La phrase interrompue se complète aisément. Et s'il vous fallait des indices, vous n'auriez qu'à vous dire qu'en tournant la tête, vous auriez vu par la vitre arrière une vieille camionette blanche, de celles qui polluent l'A4 le samedi matin, ou une Peugeot d'occas' avec un A plaqué sur le cul. Bref... Je disais donc "Munich", ou plutôt "München". Que dire de cette ville? Déroutante au premier abord, surtout le quartier turc, où se trouvait notre hôtel. Quoique je n'ai rien contre les brouettes de pastèques qui se baladent au milieu de la chaussée...


Show Room BMW


Mais il y avait aussi le quartier universitaire, les musées (Alte Pinakotheke & Pinakotheke der Moderne si par hasard ça évoque quelque chose à quelqu'un). Là j'ai vu combien m'ont apporté les visites avec Monjou (et une plus attendrie que moi dirait: "ce cher Papy..."). Par la suite, j'ai trouvé Munich plus sympathique, comme s'il fallait du temps avant de découvrir son vrai visage. Le centre et la place du Rathaus sont encombrés perpétuellement par les touristes, mais bon... Il y a d'autres quartiers sympas et de quoi satisfaire deux de mes besoins fondamentaux: de bons restaurants et des dizaines de magasins de chaussures!



Schloss Nymphenburg


Je n'ai pas l'intention de détailler la totalité de mon voyage, sinon on y passerait des heures (enfin, j'y passerais des heures, et vous vous ne liriez pas plus loin que la vingtième ligne...). Ce que je peux dire, c'est qu'en Allemagne on a vu un sacré paquet de "-see" (autrement dit des lacs pour les non-germanistes). Herrenchiemsee (le Versailles allemand, construit par Louis II de Bavière en honneur de Louis XIV, lequel Louis II de Bavière n'avait pas moins de trois châteaux pour son usage personnel... Et puisque je les ai vus tous les trois, entre cette année et l'année dernière, je peux vous dire que Monsieur faisait des folies! Enfin, on est mégalo ou on ne l'est pas...), Hintersee, Königsee et Berchtesgaden... En Autriche, le Zellersee.



Herrenchiemsee


Et puis, splendide, les Alpes autrichiennes et italiennes avec leurs glaciers. Alors, effectivement, il faut avouer que les températures étaient peu estivales; de 10 à 15° en hauteur... On a investi dans une polaire, que voulez-vous? En Italie, on s'est baladé dans les Dolomites, et c'était merveilleux. Rien à voir avec l'idée que je me faisais des Alpes. Les sommets avaient les allures découpées des parcs nationaux américains et les vallées se prenaient pour des canyons. On a marché autour des Trois Cimes, le lieu emblématique des Dolomites (là où, paraît-il, Tolkien a trouvé l'inspiration pour son Seigneur des Anneaux - paix à son âme), et le spectacle était grandiose. Nous étions minuscules, perdus au milieu de blocs de pierre râpées par les millénaires et les intempéries, qui se dressaient, indifférents (perdus aussi au milieu des bavardages italiens de toute la marmaille qui empruntait le chemin (ledit chemin ressemblait plus à une autoroute piétonne qu'à un sentier de haute montagne), mais ça c'est encore autre chose). J'avais l'impression de suivre la Communauté de l'Anneau à travers les contreforts des Monts Brumeux et d'apercevoir les neiges du Caradhras au loin. Et effectivement, il a neigé pendant notre séjour en Italie (mais seulement à très haute altitude). Les montagnes ont été saupoudré et la température a chuté. Logique.


Le Glacier du Pasterze



Les Dolomites


Une petite ville à visiter sur notre parcours passablement sinueux (je ne pourrai jamais conduire sur les routes qui traversent les Dolomites... j'ignore si vous les avez déjà empruntées, mais - pardonnez l'expression - je serrais les fesses, et je n'étais pas la seule dans ce cas dans la voiture. On a du bien faire quelques centaines de virages abrupts et étroits...): Bolzano. Et puis retour dans les montagnes, à très haute altitude: Hochsölden, 2 200 mètres, avec la terrasse de l'hôtel qui a vue sur les montagnes, les pâturages et les remonte-pente. Splendide.

Enfin la Suisse. Un petit village nommé Wengen, que nous connaissons bien, mais sous un autre visage, pour y avoir été deux années de suite faire du ski. Et ça a fait plaisir de revenir dans des lieux familiers! Alors encore une fois des ballades, des ballades, et des ballades... Je n'ai jamais fait autant de sport depuis au moins deux ans. On peut dire qu'on a rentabilisé les pompes de marche!

Voilà, un p'tit tour d'un p'tit coin du monde. Après plus de sept heures de bagnole, retour dans mes Pénates. Le téléphone portable est là, qui me fait de l'oeil. La boîte mail a été désengorgée de toutes les pubs et les requests facebook, le courrier ouvert et lu avec application, le reste de la soirée et la journée de demain sont à mon entière disposition...
Vaquons donc, mes chers, vaquons.

samedi 2 août 2008

Hold on, we are trying to connect you


Petit message de mise en attente... Demain je quitte les zones bienheureuses d'accès à Internet pour voler vers de nouvelles contrées, retrouver la beauté de la langue allemande, les Knödel et les Bratwurst. Non, il serait dommage de partir sur de tel préjugés ;).

Contentons-nous de préciser que ce blog passera bientôt en cuve cryogénique, que ses petites cellules de texte pionceront bien tranquillement lorsque vous cliquerez avec espoir (ou par hasard?) pour lire un p'tit quelque chose de neuf.

D'avance, nous nous excusons pour la gêne occassionée.
Nous vous remercions d'avoir choisi Lineyl Airlines et espérons vous revoir prochainement sur nos lignes.

jeudi 31 juillet 2008

Ombre, ciel et majesté


Encore un jour se lève sur la planète France...

La panse prend des dimensions incroyables, le thermomètre prend ses aises, fait bouillir l'été... Les montagnes gardent pour elle toute la fraîcheur des hauteurs, et nous nous réfugions à l'ombre. Depuis notre escapade près de la Bazoche, j'ai appris à me tenir face à mam'zelles les mouches et les abeilles. Mais bon... Contentons-nous d'une neutralité librement consentie, remettons à plus tard les délicatesses de l'amitié.

Aujourd'hui, donc, escapade dans les Vosges, près du Petit Ballon, après escale dans une ferme auberge. Et plus ça va, et plus je me dis qu'un jour, mes chers béhèles, on viendra ici. Traîner en montagne, prendre le soleil, déguster, écouter l'accent chantant de l'Alsace et goûter ses p'tits gâteaux, s'enivrer au Gewürzt', courir dans les vignes, jouer les touristes, revêtir le costume traditionnel et parler aux vaches qui font tinter leurs cloches.
On a la vie devant nous...

Il paraît que l'orage approche; dehors le ciel s'orange sur les sommets. Les Vosges sont d'un vert sombre, presque gris; elles ont le poil court, celui des sapins. De loin, ça a l'air rugueux, râpeux, comme une moquette rêche. De la fenêtre, je vois des façades de toutes les couleurs où s'entrecroisent parfois des poutres.
Ma soeur lit sur son lit, je suis accro à mon clavier et à Internet.

J'ai regardé à nouveau quelques films des Thesnières, je me suis marrée toute seule.
Dans la voiture, en rentrant, j'ai scruté les nuages qui s'étiraient, qui traînaient, faignants. Mes yeux ont glissé sur les plaines vertes, toutes lisses. J'aime ces moments où l'oeil a la folie de croire qu'il peut tout embrasser d'un coup, le ciel immense, la terre qui s'arrondit à l'horizon, les têtes folles des arbres et la respiration du monde. Ces instants ont perdu de leur nostalgie, ils ne me rendent plus triste sans savoir pourquoi, au contraire. Ils m'apportent une stabilité, des certitudes qui ne s'expliquent pas, qui ne se désignent pas.
Je pourrais rester des heures à regarder là-haut, l'espace immense qui gigote au-dessus de nos têtes, comme s'il m'emmenait. Pas ailleurs, mais ici, dans cette vie. Comme s'il me montrait les choses différemment, avec du recul et une bienveillance diffuse, comme s'il me chuchotait tout bas ce que j'oublie souvent, les gouttes de bonheur qui sèchent sur les feuilles du quotidien. Dans ce grand miroir bleu, je me vois. Je vois ceux que j'aime, ce que j'ai été, ce que je serai; ce qu'ils seront, ce qu'ils aimeront, ce que j'aimerai. Je vois tout ça inextricablement lié. Cohérent.

Alors, parfois, l'esprit accroché aux cumulus, je me dis que je sais. Quoi? Quelque chose qui échappe, qui se dérobe, mais pas tellement. Plutôt quelque chose de tellement évident que ça s'effrite quand on veut le dire.

J'ai l'impression de surplomber la vie et d'en être au coeur.


mardi 29 juillet 2008

Au pays des schtroumpfs, le ciel est bleu (ailleurs aussi...)


On me reproche de faire la grève du blog, et on a le culot de le faire sur mon propre blog! ... :)

Les vacances, l'absence de stress, le soleil et le farniente... Il faut me comprendre, comment voulez-vous que je trouve l'inspiration? Le temps passe, vite et lentement. Au final, je ne peux pas vraiment résumer ce que je fais de mes journées, c'est informe et ça coule comme une pâte de dentifrice. C'est du temps agréablement laissé à lui-même. Je vois le soleil monter dans le ciel, cuire les terrasses et les chambres en début d'après-midi, et redescendre. (Et oui, Alex, c'est l'histoire de la vie...).

Mes vacances en mode "shuffle" m'ont conduit successivement: à notre séjour sur la Côte Béhèle; à une semaine de rangement de chambre made in St Thibault, avec incursions possibles du genre "On a marché dans Paris"; à un mariage, celui de ma cousine, superbe (le mariage et la cousine!); à la Gare de l'Est, direction Turckheim, l'Alsace et les géraniums. Facebook est devenu mon compagnon de voyage. Faute avouée est à moitié pardonnée. Je fais des projets, encore et encore; mais qui plus est, je me bouge même pour essayer de les réaliser. Bienvenue dans la vie réelle...

Et puis je continue à écrire. Des histoires. Des personnages. Des lieux. Et plus je creuse, plus je m'enfonce. Ma tête, qui n'a plus à mouliner des dates et des dates, des chiffres et des théorèmes, se rabat sur le contenu imaginaire de tous ces livres qui attendent de naître. J'essaie d'être réaliste, et je sais que le mot de la "Fin", n'est pas pour aujourd'hui. Au moins je ne cesse d'être surprise. Pour l'instant je me concentre sur la suite de "Evrasth" (désolé pour ceux qui attendent à Esthröne en compagnie de l'infortuné Mabro!). Une chose à la fois, sinon je finis par m'embrouiller. Je me réserve aussi le droit de construire grossièrement mon "Nevedius". Mais là c'est carrément la taille au dessus, pourrait-on dire. Le genre de truc qu'il va me falloir des années avant de terminer. J'ai l'impression d'être un canard qui pond des oeufs d'autruche.

Et puis, aussi, je redécouvre le plaisir de lire ce que je veux, de noter ce que je veux... Quelques phrases, pour laisser Hugo parler, bien mieux que moi:

* "C'est de la physionomie des années que se compose la figure des siècles"

* "Nous avons beau tailler de notre mieux le bloc mystérieux dont notre vie est faite, la veine noire de la destinée y reparaît toujours"

* "Étudier à Paris, c'est naître à Paris" (et qui pourrait contredire ça?)

* "Voyager, c'est naître et mourir à chaque instant"

(Les Misérables)

vendredi 18 juillet 2008

Be happy


"C'est son côté agaçant, il faut qu'il parle"...

Après une semaine aussi inoubliable, la seule chose à faire serait de se taire. Parce que tout ce qu'on pourrait dire serait faux, d'une certaine manière, serait inapproprié. Pourtant je rayonne encore sous le soleil, auprès d'une piscine bleue, les pieds gigotant dans l'herbe. Je regarde encore autour de moi, cherchant où se cache ce joli mot: le bonheur. Comme pour découvrir une explication à ce qui reste mystérieux.

Des gens? Non... pas "des gens", mais "ces gens": ces gens, qu'on connaît trop, sans se lasser de les écouter. Ces blagues qui nous font rire, quand bien même on les a entendues un nombre incalculable de fois. Ces sourires qu'on lâche sans rien calculer, ces regards qui, tous ensemble, s'attardent sur des épisodes communs, tristes ou drôles.

J'ai rarement réussi à me retrouver, sans me réfugier dans la solitude. Mais ce qui est fou: c'est au milieu de vous tous que je suis moi, que je me sens bien. C'est parmi les autres que je tiens à nouveau en moi. On croit que tout ça forme un grand bordel où caractères, goûts et couleurs s'entrechoquent parfois au hasard. Moi j'aime à y voir une cohérence bizarre mais indéniable. Tout simplement, ça marche.

De retour dans notre belle région parisienne, la grisaille dehors imbibe les feuilles. Comme ailleurs, c'est vrai; mais déjà c'est différent. J'ai retrouvé comme un élan pour avancer, et des idéaux en masse. Un optimisme rageur qui risque de se heurter bientôt à une sorte de banalité quotidienne. Et bien, tant pis.

J'envoie de l'amitié par-delà mon clavier. Comme si je débordais.

Je vous souhaite de bonnes vacances.
Commencées sous ces augures, peuvent-elles ne pas l'être?

samedi 5 juillet 2008

Mika en concert

*Billy Brown* (fell in love with another man...)


*In Any Other World*


*Au Pays Des Merveilles*

Ici pour plus de photos et de vidéos....